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Routine · 6 min de lecture

Crème solaire au ski et en montagne : protéger ton visage en altitude

Altitude, neige qui renvoie les UV, froid : quelle protection solaire au ski, où l’appliquer, quand la remettre, et ta routine visage en montagne.

Il fait froid, le ciel est parfois gris, et pourtant c’est en rentrant d’une journée de ski que beaucoup découvrent la marque du masque sur le visage. Le froid trompe : on ne sent pas le soleil chauffer, alors qu’en montagne il frappe plus fort qu’en ville.

En bref

En montagne, la peau reçoit plus d’UV qu’en plaine, parce qu’ils augmentent avec l’altitude et que la neige fraîche peut en renvoyer jusqu’à 80 %, selon l’OMS. On applique donc une protection d’indice 30 au moins, à large spectre, avant de sortir, sur tout ce que le casque et le masque laissent à découvert, et on la remet toutes les 2 heures, avec un baume à lèvres protecteur. Le soir, on revient à une routine douce et nourrissante pour la peau qui a pris le froid et le vent.

Pourquoi le soleil est-il plus fort au ski ?

Parce que l’altitude et la neige s’additionnent. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) explique que le rayonnement UV augmente avec l’altitude, l’air plus fin en absorbant moins. La Skin Cancer Foundation, une fondation américaine, estime que l’exposition aux UV augmente de 4 à 5 % tous les 1 000 pieds, soit environ tous les 300 mètres de dénivelé.

Vient ensuite la réflexion. L’OMS indique que la neige fraîche peut renvoyer jusqu’à 80 % du rayonnement UV qu’elle reçoit : ta peau est exposée par le haut, et aussi par le bas, sous le menton, sous le nez et sous les yeux.

Enfin, le ciel gris ne protège pas autant qu’on le croit : selon l’OMS, les UV sont les plus forts par ciel dégagé, mais peuvent rester élevés sous les nuages. Et le froid ne change rien à l’affaire : il empêche seulement de sentir que la peau chauffe.

Quelle protection solaire choisir pour le ski ?

Un indice 30 au moins, à large spectre, dans une texture qui tient au froid. L’Académie américaine de dermatologie (AAD) recommande une protection d’indice 30 ou plus, à large spectre (UVA et UVB) et résistante à l’eau. La Skin Cancer Foundation recommande, pour les sports d’hiver, un indice d’au moins 30 sur toute la peau exposée.

Côté texture, la montagne a ses particularités :

  • une crème plutôt qu’un fluide très léger : la peau prend le froid et le vent toute la journée, une texture plus riche est souvent plus confortable ;
  • résistante à l’eau : la neige, la transpiration et le frottement du tour de cou l’entament ;
  • un format de poche (stick ou petit tube) pour les réapplications sur les pistes.

Les critères généraux, filtres minéraux ou organiques, quantité, fini, sont détaillés dans choisir une protection solaire visage. Si ta peau tire déjà en hiver, la crème hydratante à poser dessous se choisit avec crème visage hiver : comment choisir.

Où appliquer la crème solaire quand on porte un masque ?

Partout où le casque, le masque et le tour de cou laissent la peau nue, y compris les zones que la neige éclaire par en dessous. La Skin Cancer Foundation cite parmi les zones souvent oubliées le haut des oreilles, le tour des yeux et la lisière des cheveux. Dermato-info, le site de la Société française de dermatologie, ajoute les lèvres, les oreilles, la nuque et le dos des mains.

Le tableau aide à faire le tour du visage avant de partir.

Zone Pourquoi on l’oublie Le geste
Nez et pommettes Ils dépassent du masque Couche généreuse, à remettre en priorité
Dessous du nez et du menton La neige renvoie les UV par en dessous Appliquer en remontant, pas seulement de face
Tour des yeux sous le masque Le masque bouge et se relève Crème jusqu’au bord du masque, sans toucher l’œil
Oreilles et lisière des cheveux Casque ou bonnet qui glisse Une noisette sur le haut des oreilles et le front
Lèvres On n’y pense pas Baume avec filtre, d’indice 30 au moins
Dos des mains Gants retirés au télésiège ou au déjeuner Un passage rapide au moment d’enlever les gants

Faut-il remettre de la crème solaire sur les pistes ?

Oui, environ toutes les 2 heures, et après avoir beaucoup transpiré ou s’être essuyé le visage. L’AAD conseille d’appliquer la protection 15 minutes avant de sortir, sur une peau sèche, puis de la renouveler environ toutes les 2 heures, ou après avoir nagé ou transpiré. Dermato-info recommande de même de renouveler l’application toutes les 2 heures et systématiquement après une transpiration importante ou un essuyage.

En pratique, le déjeuner et les pauses au télésiège sont de bons repères. Pense aussi que l’OMS rappelle qu’une crème solaire ne doit pas servir à rester plus longtemps au soleil : à la pause de midi, l’ombre ou l’intérieur reste la meilleure protection.

Lèvres et yeux : comment les protéger en altitude ?

Un baume avec filtre pour les lèvres, des lunettes ou un masque filtrant pour les yeux. Pour les lèvres, l’AAD recommande un baume d’indice 30 ou plus avant de sortir, même en hiver, à remettre toutes les 2 heures dehors, de préférence avec des filtres minéraux (oxyde de zinc ou dioxyde de titane). Si elles sont déjà fendillées, les gestes sont dans lèvres gercées en hiver : que faire.

Pour les yeux, l’OMS conseille des lunettes enveloppantes qui filtrent 99 à 100 % des UVA et des UVB, et Dermato-info des lunettes à filtre UV de catégorie 3 ou 4 selon la luminosité. La Skin Cancer Foundation précise que presque tous les masques de ski actuels sont en polycarbonate, un matériau qui filtre la totalité des UV. L’OMS décrit l’ophtalmie des neiges, une brûlure de la surface de l’œil, chez les skieurs et les alpinistes exposés en altitude : une douleur aux yeux après une journée en montagne justifie un avis médical.

Quelle routine visage pour une journée en montagne ?

Simple le matin, protectrice dans la journée, douce le soir.

  • Matin : un nettoyant doux ou un simple rinçage, une crème hydratante, puis la protection solaire en couche généreuse, 15 minutes avant de sortir. Le baume à lèvres avec filtre en dernier.
  • Sur les pistes : la protection et le baume dans la poche, à remettre environ toutes les 2 heures.
  • Le soir : un nettoyage doux pour retirer la crème solaire, puis une crème plus riche. Si la peau a pris des coups de froid ou de vent et picote, c’est le moment de réduire la routine à l’essentiel et de mettre les actifs (acides, rétinol) en pause quelques jours.

Pour la trousse, les formats et les quantités à emporter sont détaillés dans routine skincare en voyage. Et pour une routine qui tient compte de ta peau, de ton mode de vie et de ton budget, le diagnostic gratuit te pose quelques questions et construit la tienne.

Une rougeur qui brûle, des cloques, un gonflement après une journée au soleil de la montagne : ce n’est plus une question de routine, c’est un avis médical qu’il faut, auprès d’un pharmacien ou d’un médecin.

Questions fréquentes

Faut-il de la crème solaire au ski quand il fait gris ?

Oui. L’OMS rappelle que les UV sont les plus forts par ciel dégagé, mais qu’ils peuvent rester élevés sous les nuages, et la neige continue de les renvoyer. Le froid, lui, empêche seulement de sentir la peau chauffer.

Un indice 30 suffit-il en montagne ?

L’AAD et la Skin Cancer Foundation recommandent un indice d’au moins 30, à large spectre. L’indice est mesuré en laboratoire avec une quantité que l’on applique rarement au quotidien : en altitude, une couche généreuse et la réapplication toutes les 2 heures comptent autant que le chiffre. C’est pourquoi beaucoup choisissent un indice 50 pour le visage, comme l’explique choisir une protection solaire visage.

Le fond de teint avec SPF suffit-il pour skier ?

Rarement. On en porte en général une couche fine, loin de la quantité utilisée pour mesurer l’indice, et il n’est pas pensé pour être renouvelé sur les pistes. Mieux vaut une vraie protection solaire, à remettre toutes les 2 heures.

Les taches peuvent-elles foncer après le ski ?

Les UV font partie de ce qui accentue l’apparence des taches, et la montagne en apporte beaucoup. Une protection généreuse et renouvelée est le premier geste ; ce qui aide ensuite à en atténuer l’apparence est détaillé dans taches après l’été.

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